En quarantaine sur les îles

Confinement à Port Cros en …1886

Suite à la guerre du Tonkin (1883-1885), le médecin inspecteur général Didiot a décidé que les troupes de retour du front seraient réparties en deux groupes. Les hommes contaminés seraient débarqués à Bagaud et les troupes indemnes seraient campées à Port Cros. L’île de Port-Cros eut son hôpital provisoire qui devait évacuer ses malades sur l’hôpital temporaire de Porquerolles à l’expiration de la quarantaine. 

Pour les hommes contaminés, deux fosses communes ont été aménagées à Bagaud.

Les mesures prises à l’égard des troupes ont été les ablutions, des distributions de vêtements et d’effets, en remplacement de ceux portés en arrivant, ainsi que la désinfection et l’incinération des effets suspects. 

« A l’arrivée de chaque bateau, le directeur de la santé et le commandant d’armes se rendaient à bord. Ce dernier remettait à tous les chefs de détachement la consigne générale indiquant les dispositions relatives au débarquement, au logement, à la nourriture, aux ablutions, à la désinfection et à l’hygiène du camp. »

Les camps pour les hommes bien portant étaient au nombre de trois : le camp de l’Estissac pouvant loger 316 hommes dans des tentes et des baraques, le camp de l’Eminence pour 360 hommes et le camp de l’amiral Courbet, au col des 4 chemins pouvant loger 318 hommes dont 180 sous tentes et 138 sous baraques.

L’hôpital (l’église actuelle) abritait presque tous les malades sous la tente, les bâtiments de l’ancien fort du Château n’ayant pu recevoir que 75 lits et les services généraux.

Source : le sanatorium de l’île de Port Cros en 1886 et l’hygiène militaire.